Mausolée de l'Imam Réza (a.s)
Jeudi , 07/30/2020 - 16:23
Astan Qods-e Razavi
La ville sainte de Machhad est une destination qui ne connaît pas de répit ou de vacances, et tout au long de l’année, elle accueille des voyageurs.

. Ce nom est tellement familier aux voyageurs qu’il n’est même pas nécessaire de présenter cette ville, cependant, Machhad et ses alentours ont des attraits qui restent, encore, inconnus des visiteurs. Cette ville est la deuxième plus grande métropole de l’Iran et se glorifie toujours d’abriter, en son sein, le saint mausolée de l’Imam Reza, (béni soit-il), huitième Imam des Chiites. Assurément, le premier lieu qui attire tout touriste ou visiteur est ce mausolée, et pourtant, on ne peut pas ne pas visiter d’autres lieux de pèlerinage, sites, musées ou centres d’achats.
Quand on parle de Machhad et du sanctuaire de l’Imam Reza, (béni soit-il), à première vue, on entend, par-là, faire le pèlerinage du lieu et se rendre dans la cour principale. Ce qui retient, d’abord, le regard, c’est le zarih (le grillage décoré entourant le sépulcre) installé et rénové, après ceux datant des époques safavide, afshâr, qâdjâr et pahlavi. La construction de ce zarih, dessiné par le maître Farshtchian, et fabriqué par le maitre Khodadad-Zadeh, a duré près de 7 ans et a été installé, en 2000.
Le Sanctuaire divin de l'Imam Réza (salut sur lui), est une porte ouverte sur la vérité. Cette cour céleste est un refuge pour tous ceux qui se précipitent avec passion vers lui dans un état de confiance et de supplications amoureuses. L'Imam Ali ibn Musa al-Reza (salut sur lui), ouvre les bras de la miséricorde à tous ses fidèles et caresse l'âme des pèlerins et de ses riverains de son parfum. Toutefois, il n’est pas facile d’être l'invité ou l'hôte d'une telle perle céleste. Assumer la responsabilité de la création d’une atmosphère digne d’un tel Imam (as) est une entreprise grave et hasardeuse. Cette grande responsabilité incombe à l'Astan Qods-e Razavi.
L'Astan Qods-e Razavi signifie littéralement le ''sanctuaire pur et saint de l'Imam Réza (salut sur lui)'' mais techniquement et d'une manière générale, cette expression concerne l'ensemble des activités du Sanctuaire, les appareils de gestion, les institutions, les départements culturels, industriels et agricoles, les services de santé et tout ce qui est attribué à Mausolée de l'Imam Réza (a.s).

Zarih

Dans le vocabulaire arabe, le mot «Zarih » a le sens courant d’aujourd’hui : une fente au milieu du tombeau. Il indique aussi souvent le tombeau en entier. Egalement, il signifie un tombeau sans pierre tombale.
Du côté des expressions, « Zarih » signifie une grille décorée, en bois, cuivre ou argent que l’on installe et pose sur le tombeau d’un imam ou de son fils. Le « Zarih » est une grille qui entoure la pierre tombale située dans le sanctuaire et les amoureux du vélayat touchent les claires-voies avec la main et font une prière pleine de vœux et d’oblations. D’après les données historiques, le commencement de l’installation du « Zarih » sur le tombeau de l’imam Réza remonte à la période Safavide et on ne sait rien des antécédents avant cette période. On a installé 5 « Zarih » sur le tombeau de l’imam Réza depuis la période Safavide jusqu’à aujourd’hui.
Premier « Zarih » : « Zarih » de bois, daté de la période Safavide
Deuxième « Zarih » : « Zarih » estampillé de gemmes, daté de la dynastie Nadéri
Troisième « Zarih » en acier datant de la dynastie Qadjare
Quatrième « Zarih » : « Zarih » de lait et de sucre
Cinquième « Zarih »: « Zarih » argenté et doré

Les consignes à chaussures
1700 consignes en 8 services de garde, à 22 emplacements, sont responsables de la garde des chaussures 24 heures sur 24. Ce groupe de serviteurs, vêtus de tuniques vertes, en plus de la réception des chaussures, maintient l'ordre, assure la propreté des lieux et donne des renseignements aux pèlerins. Les receveurs de chaussures, comme les autres groupes de serviteurs, sont présents lors des cérémonies de la nuit d'Achoura et du martyre de l'Imam Reza (a.s).

Les balayeurs
Les balayeurs sont habillés comme les serviteurs, d’un long manteau et d’un pantalon, portant la marque ''Farash'', et sont postés sous les portiques du sanctuaire. Cette catégorie de serviteurs a la responsabilité du nettoyage des portiques et des différents secteurs du sanctuaire, de l'orientation des pèlerins vers les salles « Dar Al-Wilayat » et « Dar al-Ejabat », de la mise en place des tulipes et des corans pour la cérémonie de récitation coranique et du sermon du matin et du soir qui fait l'éloge de l'Imam Reza (as), de la récitation journalière d’un chapitre du Coran, de la participation aux cérémonies d'Achoura, de la veille et du soir du martyre de l'Imam Réza (a.s), de la distribution des fleurs du Zarih (grille entourant le tombeau) aux pèlerin au Centre coranique du mausolée.

Les gardiens du sanctuaire
Une catégorie de serviteurs appelés ''Gardiens du sanctuaire'' a la responsabilité de l’ordre dans les cours, de l’orientation des pèlerins et du nettoyage des cours et des toits du sanctuaire en temps de neige. Ces gardiens se tiennent debout près des portails des cours, vêtus d'uniformes noirs, et portent une canne en argent ou une canne en bois lors des cérémonies d’Achoura. Ils sont présents dans les salles « Dar al Sa’adat » et « Dar al Zekr » pour le rituel sermon du matin, et sont chargés de la disposition des sentinelles.

La mosquée de Goharchad
La mosquée de Goharchad est un des monuments magnifiques et anciens du mausolée, construite au début du neuvième siècle de l’hégire à l’époque des Timourides.
Ce monument historique se situe au sud du sanctuaire de l’imam Reza (a.s) auquel il communique par les portiques « Dar-al-Siyadat » et « Dar-al-Hoffaz ». Cette mosquée a été construite sur l’ordre de Madame Goharchad, fille d’Amir Qiyath-al-Din Gourkani, épouse de Chahrokh Timouride, en 821 de l’hégire, par Qavam-al-Din Chirazi, célèbre architecte iranien de l’époque, qui s’est inspiré du style d’architecture de l’époque timouride.
Les mosaïques utilisées dans la construction de cette mosquée sont un chef-d’œuvre de l’époque timouride. Les voûtes en forme de dôme de la mosquée et ses minarets ont des ornements particuliers en relief. Les dessins et les lignes des murs sur un fond de plâtrage en mosaïques magnifiques, datent de l’époque timouride et représentent au cœur du saint sanctuaire, une manifestation sans pareille de l’art iranien. Ce monument ancien est un exemple complet et remarquable de l’art iranien, et jouit de toutes les caractéristiques et particularités de l’architecture traditionnelle, particulièrement dans les deux terrasses du sud et la terrasse Maqsouré qui est une des plus belles terrasses de la mosquée. Les murs de la mosquée qui a une superficie de 500 m2, avec 37 m de longueur et 25/5 m de hauteur, sont ornés de mosaïques et des saints noms de Dieu, de versets du Coran et de Hadiths.

L’esplanade «Enghelab Islami»
L’esplanade Enghelab Islami ou « l’ancienne cour » à l’est du mausolée, est la plus ancienne et la plus magnifique cour du saint Sanctuaire.
Sur le côté sud de L’esplanade Enghelab Islami, en face du Zarih sacré, se trouve la grande fenêtre en acier (Panjeré foulad) où de nombreux pèlerins font la ziarat.
Cette cour a quatre porches : le porche doré Nadéri à l’est, le porche Abbassi au nord, le porche de l’horloge à l’ouest et le porche Naghare khaneh, construits symétriquement les uns en face des autres. Le porche doré situé au milieu du côté sud, est le plus ancien porche de l’esplanade Enghelab Islami.
La fontaine Naderi située au milieu de l’esplanade «Enghelab Islami» est aussi appelée la fontaine d’Ismail Tala’i. Le Naqârré khâné qui se trouve au-dessus du porche de l’est de la cour de la Révolution, est un des plus beaux ouvrages d’architecture et un site historique de l’Astan Qods-e Razavi.

L’esplanade Azadi
L’esplanade Azadi est située à l’est du mausolée et au pied du tombeau sacré. Elle est entourée à l’ouest par les salles Dar ol-Ziafa, Dar ol-Sa’ada et Dar ol-Sorour, au nord par l’Entrée du Cheikh Hor Ameli, au sud par la salle Imam Khomeiny et à l’est par la rue Navab Safavi.
L’esplanade Azadi est un des monuments de l’époque de Fath Ali Shah Qâdjâr.
En 1233 de l’hégire, la construction de ce monument a commencé sous la responsabilité de Hadj Mirza Moussa Khan Rachti, administrateur du mausolée. Les travaux de décoration et de mosaïques se sont terminés sous Mohamad Shah Qâdjâr. Le modèle architectural de cette cour ressemble beaucoup au modèle de l’ancienne cour qui est devenue « la cour de la révolution » et en est presque une imitation.
Cet ensemble architectural islamique comprend quatre grands porches situés symétriquement les uns en face des autres.  

La cour Jomhouri Eslami (Cour de la révolution Islamique)
La cour Jomhouri Eslami a été construite et mise en service après la Révolution islamique pour le bien être des pèlerins. Cette cour est l’une des plus grandes cours du mausolée de l’Imam Reza (a.s).
Cette cour située à l'ouest du mausolée, a été créée en 1368 de l’hégire. Elle possède avec son sous-sol, 19065 mètres carrés d'infrastructures, 7302 mètres carrées d’espaces extérieurs et 4622 mètres carrées de salles autour de la cour. Aux quatre côtés de cette cour, se trouvent quatre grandes entrées construites les unes en face des autres, dans le style de l'architecture islamique traditionnelle. 
Au milieu de la cour, se trouve un cadran solaire qui montre dans toutes les saisons, l’heure de midi.
La porte « Bab ol-Rahmah » qui relie au passage du Cheikh Bahaї, est situé à l’est de cette cour.

La cour Qods
Cette cour est située au sud de la  mosquée Goharchad, entre le passage du Cheikh Bahai et une partie du sud de la nouvelle salle «Imam Khomeiny».
Cette cour comprend quatre porches. Le porche voûté du nord de la cour est nommé «le porche Mi’raj» et est situé derrière le porche« Maqsoureh » de la mosquée Goharchad. Le porche de l’est est relié à la nouvelle salle «Imam Khomeiny» et le porche du sud ou « porche de la Qibla» est un porche assez grand qui ressemble au porche «Maqsoureh ». Le porche de l’ouest dont l’entrée se trouve au passage du Cheikh Bahai, est nommé «Bab ol-Anbia».
Au milieu de la cour Qods se trouve une très belle fontaine construite sur le modèle de la mosquée de Qods qui fait un huitième des dimensions réelles de la mosquée. Le bâtiment de cette fontaine rappelle la première Qibla des musulmans actuellement occupée.
Le dôme de la fontaine dans laquelle a été intégré une source d’approvisionnement en eau d’une capacité de 60 000 litres, est doré.
  
Léclairage du saint Sanctuaire
Depuis longtemps, l'éclairage du Sanctuaire et de ses maisons fut considéré par les pèlerins et les fidèles du seuil divin de Hazrat Imam Réza (a.s). Dans la plupart des actes de donation, certains des biens de mainmorte de l'Astan Qods-e Razavi ont été déterminés pour l'éclairage du Sanctuaire et autres lieux. Selon le premier cahier des documents de l'Astan Qods-e Razavi, beaucoup de biens de mainmorte étaient consacrés à l'éclairage représentant l'intérêt et l'attachement naturel des gens pour l'éclairage de ce Sanctuaire divin. La dépense en éclairage du saint Sanctuaire et des lieux sacrés, les Bast, les mosquées, les petit bazars à proximité et liés aux portiques fournissait des biens de mainmorte spécifiques à l'éclairage.

Les « Hôffaz » (mémorisateurs coraniques)
Hôffaz pluriel de Hâfiz, est une personne qui connaît le Coran par cœur et en récite des parties à des occasions précises.
L'importance accordée à la lecture du Coran dans le sanctuaire, est telle qu'en plus des diverses activités coraniques, on récite aussi le Coran une heure chaque matin après le lever du soleil et chaque soir après l'accomplissement des prières du coucher du soleil et du soir. Les « Hôffaz » comme certains serviteurs, sont vêtus d'uniformes noirs et portent l'étiquette ''Hôffaz''. Ce groupe, tous les matins et tous les soirs, récite le Coran dans les salles « Dar al Salam » et « Dar al Hefaz », et participe aux réunions coraniques, aux sermons et aux cérémonies du martyre des Saint Imams (as).


L’école Parizad
L’école Parizad située au sud-ouest du saint Sanctuaire de l'Imam Reza (salut sur lui) et de la salle Dar ol-Siadeh, en face de l’école Dodar (aux deux portes) à côté de la salle Dar ol-Velayah, était située au début, près de l’une des principaux marchés nommé «marché des chaînes».
Ce monument de Machhad est un établissement historique et célèbre de l'époque timuride, construit à l’époque de la dynastie de Chahrokh Mirza, en 823 de l’hégire, par Madame Parizad, dame de compagnie de Goharchad.
Cette école comme les autres écoles de l’époque timuride, est un bâtiment de deux étages d’une surface de 300 mètres carrés, avec 4 porches d’entrée et 22 pièces. Dans son acte de donation, il a été précisé que cette école avait été construite pour le repos et les réunions des étudiants en sciences islamiques (deux mois maximum) pendant leur pèlerinage.
Cette école a été à plusieurs reprises, restaurée et reconstruite, mais sa structure originale n’a pas changé.
A l’époque du roi Soliman Safavide en 1091 de l’hégire, elle a été restaurée sous la direction de Najaf Gholi Khan Biglarbeighi.
L’école Parizad est actuellement sous la surveillance du Bureau des réponses aux questions religieuses et de l’information, dépendant de la vice-présidence de l’information et des relations islamiques de l’Astan Qods-e Razavi.
Ce bureau est composé de différents secteurs de réponse aux questions religieuses en direct, par téléphone ou par correspondance, de conseil religieux, de réunions questions réponses, de la présentation du mausolée et des services informatiques.  

De la madrasa Yussufiyah au Dar-ol-Coran (Centre coranique)
Si vous entrez au sanctuaire de l'Imam Réza (a.s) dans la direction de la tête du tombeau sacré de l'Imam Reza (as), vous traverserez la cour Jomhuri (République) bâtie après la victoire de la Révolution islamique. A l’entrée de cette cour, devant le « Panjereh Foulad » (La fenêtre d'acier), en faisant les salutations à l'Imam Reza (a.s), vous verrez à côté de la coupole dorée qui désigne l'emplacement exact du tombeau, d'autres coupoles bleues comme la coupole turquoise de la cour Goharshad, et entre la coupole de Goharshad et la coupole principale, celle qui appartient à « L’école aux deux portes » que vous voyez sur la photo.
Fatima Jahanpour, chercheuses dans le domaine des documents et des actes de fondation des anciennes « madrasa », dans son livre sur « Les madrasa et les écoles anciennes de l'Astan Qods-e Razavi », publié et diffusé par l'Organisation des bibliothèques, des musées et du centre de documentation de l'Astan Qods-e Razavi, à ce propos a déclaré : « Depuis les temps anciens, à proximité du sanctuaire de l'Imam Réza (a.s), il existait deux centres de formation : des madrasa destinées à la formation des enfants qui équivalaient aux écoles primaires et élémentaires d'aujourd'hui, et des madrasa qui étaient des écoles religieuses où était donnée une éducation islamique spécialisée de niveau supérieur».
Grâce aux études sur les documents du Centre de documentation de l'Astan Qods-e Razavi, nous avons conclu qu'il existait au total, trois madrasas actives au sein du sanctuaire de l'Imam Reza (a.s) dont la plus ancienne se trouvait dans la cour « Atique ». Mais plus tard (en 1305 de l'Hégire), le gouvernement, à cause du manque de salubrité des madrasas, décida de les fermer et d'établir à leur place, des écoles publiques. Suite à cette décision, l'Astan Qods-e Razavi créa une école financée par des dons islamiques où furent transférés les enfants.

Vue d´ensemble des activités du Bureau de dépôt des objets trouvés
Pour la tranquillité des pèlerins et une visite paisible au sanctuaire, et suite à l'explosion au mausolée de l'Imam Réza (a.s), diverses mesures de sécurité ont été prises pour empêcher des événements similaires.
Les pèlerins devront dorénavant déposer leurs affaires personnelles à des dépôts avant de passer par les contrôles obligatoires aux entrées du sanctuaire.
Le Bureau des objets trouvés du Sanctuaire offre ainsi plus d'espaces aux pèlerins et plus de sécurité aux habitants de la ville sainte de Machhad.
Ce bureau en plus de la réception des objets aux entrées du sanctuaire, a cinq autres responsabilités et 2000 employés officiels ou volontaires.

Réception des affaires personnelles des pèlerins
Les pèlerins et les habitants de la ville, avant de passer par la fouille obligatoire, devront remettre les affaires non-nécessaires ou interdites comme les couteaux, les caméras ou les pulvérisateurs aux bureaux situés près des entrées du sanctuaire qu'ils pourront reprendre à la sortie.
Aux six entrées du sanctuaire, se trouvent 30 guichets de réception séparés pour les femmes et les hommes, où travaillent plus de 160 fonctionnaires 24 heures sur 24. Ces bureaux peuvent recevoir quotidiennement 40 000 objets de 16 millions de pèlerins
Livraison de fauteuils roulants
Réception des affaires personnelles des pèlerins
Dépôts en espèces
Prêt de tchadors et de couvertures aux pèlerins
Réception et livraison des objets et des sommes d'argent trouvés